Mille et un cinéma(s)

Shock Corridor

Samuel Fuler - 1963

Peter Breck - Constance Towers - Gene Evans

Johnny Barett, journaliste ambitieux qui souhaite gagner le Prix Pulitzer, projette de s'immerger dans un asile psychiatrique pour démasquer l'auteur d'un meurtre qui s'y est déroulé. Préparé par un psychiatre, ancien spécialiste de la guerre psychologique, et avec la complicité réticente de sa compagne Cathy, stripteaseuse, qui se fait passer pour sa sœur victime de ses tendances incestueuses, il se fait arrêter puis interner

L'histoire de ce journaliste prêt à tout pour obtenir un prix prestigieux est effrayante. Son obsession à prouver qu'il peut découvrir l'assassin d'un patient grâce à sa totale immersion dans l'asile psychiatrique, le propulse aux limites de la raison.

Shock Corridor débute tel un thriller pour se transformer en drame psychologique. Un climat angoissant s'installe crescendo, poussé par le délire obsessionnel de chaque témoin du meurtre. Ces hallucinations sont d'autant plus déstabilisantes que le réalisateur se sert uniquement pour ces scènes d'images réelles en couleur. Comme dans Le portrait de Dorian Gray d’Albert Lewin (1945), , la réalité s'oppose à l'imaginaire par une différence chromatique.

30 ans plus tard, Milos Forman réalise Vol au-dessus d'un nid de coucou. Deux films qui abordent de manière chirurgicale la simulation et la folie. Deux films très marquants et brillamment interprétés.

Difficile d'oublier ce couloir.

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